Questions crémation

1 / Est-ce que le coût de la crémation est moindre que celui d’une inhumation ?

Le cout d’une crémation dépend beaucoup de la destination des cendres. Si vous décidez d’inhumer l’urne dans une sépulture, le coût des obsèques s’approche alors de celui d’une inhumation classique, puisqu’au coût de la crémation il faut ajouter celui des travaux de cimetière : ouverture/fermeture d’une tombe existante ou achat de concession (en case de columbarium, caveautin, cavurne) , puis son aménagement, …

En revanche, si vous choisissez de disperser les cendres au « jardin du souvenir » ou en pleine nature, cela revient bien moins cher.

2 / Est-ce que le cercueil est obligatoire dans le cas d’une crémation ?

Oui. En France, qu’il s’agisse d’une inhumation ou d’une crémation, le cercueil est obligatoire.

En vue d’une crémation, le cercueil est le plus souvent en peuplier ou en pin, mais d’autres essences de bois sont possibles. Ses accessoires (poignées, plaque gravée, emblème) sont en matériau « sublimable ». Les cercueils en carton sont progressivement autorisés par les crématoriums en France.

3 / Quel est le statut des cendres ?

En 2008, l’Assemblée nationale a voté une loi (loi Sueur) qui reconnait un statut aux cendres.

En effet, jusque là, les cendres n’avaient de statut qu’à partir du moment où l’on inhumait l’urne contenant celles-ci dans une sépulture de famille ou une case de columbarium. Depuis 2008, vous avez toujours la possibilité de disperser les cendres en pleine nature (excepté sur la voie publique) ou d’enterrer l’urne dans une propriété privée (mais pas de les conserver à domicile). Cela doit correspondre aux vœux du défunt, exprimés par écrit ou oralement. Dans tous les cas, vous devez déclarer la dispersion des cendres, l’inhumation ou le dépôt de l’urne auprès de la mairie de la commune où cette opération aura lieu.

Les cendres doivent impérativement être réunies : inhumées ou dispersées au même endroit.

4 / Quelles sont les caractéristiques d’une urne ?

Une urne doit pouvoir contenir 3 litres, ce qui correspond au volume des cendres recueillies à l’issue du processus de crémation, et pouvoir être fermée par un couvercle. Les formes et les matériaux sont libres. Si l’urne que vous avez retenue est en céramique ou dans un matériau fragile, les cendres sont rassemblées dans une aumônière (sac en tissus) qui sera lui-même introduit dans l’urne. L’urne doit obligatoirement être identifiée avec une plaque gravée. Vous devez être attentif à ses dimensions si vous décidez de l’inhumer dans une case de columbarium.

En vue d’une inhumation dans une case de columbarium, un cavurne ou un caveau de famille, un certificat de crémation est exigé par la conservation du cimetière.

Nous proposons également des urnes biodégradables si vous décidez une dispersion en mer ou une inhumation dans une propriété privée. L’urne est scellée par la police si vous devez la transporter à l’étranger.

5 / Est-ce que je peux garder l’urne chez moi ?

Oui, vous avez toujours la possibilité de garder l’urne chez vous, bien qu’il soit conseillé de lui trouver, à un moment donné, un lieu distinct de l’environnement familier : lieu de sépulture ou lieu de dispersion qui permette un recueillement et une mise à distance. Cela touche au processus de deuil et nous ne pouvons qu’émettre des conseils et des recommandations sur ce sujet délicat et intime. Vous avez aussi la possibilité de garder chez vous une portion symbolique de cendres dans un reliquaire. Un décret récent exige cependant que la conservation de l’urne dans une propriété privée soit en accord avec les vœux formulés par le défunt.

6 / Est-ce que je peux disperser les cendres ?

Oui, si vous réalisez là le vœu exprimé par écrit ou oralement par le défunt et si vous le déclarez préalablement à la mairie de la commune où la dispersion aura lieu. Vous pouvez alors disperser vous-même les cendres dans un lieu qui lui était cher, en pleine nature (excepté sur la voie publique) ou bien en mer, à plus de 300 mètres des plages. Pour une dispersion en mer, nous proposons des urnes d’immersion en matériau biodégradable.

Si la dispersion a lieu dans l’enceinte du cimetière, sur un site cinéraire appelé communément « jardin du souvenir », elle est le plus souvent réalisée par le personnel du crématorium ou par le maître de cérémonie. Vous pouvez éventuellement demander au maître de cérémonie qui vous accompagne de vous montrer comment disperser les cendres contenues dans un réceptacle prévu à cet effet.

Si vous décidez d’une dispersion en montgolfière, nous pouvons aussi l’organiser.

Si vous souhaitez réaliser cette dispersion à l’étranger, des démarches administratives spécifiques sont requises et varient selon le pays de destination.

7 / Est-il possible de préparer un temps d’hommage avant la crémation ?

Oui, bien sûr, nous préparons avec vous un hommage qui, selon le crématorium et la salle retenue, dure entre une demi-heure et une heure, en présence du cercueil. Nous vous suggérons des gestes et des attentions pour que les proches puissent s’approprier ce moment. Nous respectons l’esprit que vous souhaitez donner à la cérémonie et sommes à votre disposition pour choisir les textes et les musiques en accord avec la personnalité du défunt. Si vous souhaitez un temps de prière, nous faisons appel à la personne du culte auquel vous êtes lié.

Ce temps d’hommage, qu’il soit laïc ou religieux, a donc lieu soit directement au crématorium, soit dans un lieu de culte, soit dans un lieu extérieur pouvant accueillir un rituel en présence du cercueil.

A l’issue de la cérémonie, vous n’êtes pas tenu de rester pendant le temps de crémation. Cependant, si vous nous le demandez, nous réservons une salle pouvant vous accueillir durant ce temps.

8 / Pouvons-nous organiser une cérémonie religieuse dans la paroisse dont dépend le défunt avant le temps d’hommage au crématorium ?

Oui, bien sûr. Dans ce cas, nous prenons contact avec la paroisse pour décider du jour et de l’heure des obsèques religieuses (messe ou bénédiction), en tenant compte de vos vœux. Nous leur communiquons vos coordonnées téléphoniques pour que l’équipe paroissiale puisse vous joindre et préparer avec vous la cérémonie. Dans la mesure du possible, nous faisons en sorte que l’horaire de la cérémonie religieuse soit compatible avec celui réservé au crématorium, afin que les obsèques se déroulent dans la continuité.

9 / Quelles sont les autres possibilités pour avoir un hommage religieux ?

Si vous souhaitez un culte catholique et que la crémation est prévue au crématorium du Père Lachaise, nous pouvons vous orienter vers la chapelle de l’Est située dans l’enceinte du cimetière du Père Lachaise, à proximité du crématorium, ce qui peut faciliter l’organisation des obsèques. Ou bien nous faisons appel à la « Pastorale des Funérailles » : personnes laïques désignées par l’archevêché pour conduire un temps de prière et introduire au geste de bénédiction lors d’un hommage qui se déroule au crématorium.

Pour tout autre culte, nous prenons contact avec les personnes que vous nous indiquez, en sachant que le crématorium est ouvert à tous les cultes. Selon vos convictions, nous pouvons aussi associer un temps religieux à un temps laïc lors de l’hommage.

10 / Quelle est la position de l’église catholique par rapport à la crémation ?

Depuis 1963, l’église catholique ne s’oppose plus à la crémation et vous pouvez dès lors organiser un hommage religieux dans la paroisse dont dépendait le défunt. Cependant, elle reste attachée à un lieu de sépulture pour recevoir les cendres : caveau de famille, cavurne, case en mini-columbarium, case de columbarium.

11 / Quels sont les lieux qui peuvent accueillir une cérémonie civile ?

Si vous nous demandez de rechercher un lieu pour accueillir une cérémonie civile en dehors du crématorium, nous pouvons le faire en respectant la personnalité du défunt et les vœux que vous nous avez formulés. Nous avons par exemple déjà organisé des hommages laïcs en présence du cercueil dans une salle de cinéma, un théâtre, une salle de conférence, un jardin. Vous pouvez également nous indiquer l’adresse d’un lieu susceptible d’accueillir le nombre de personnes que vous souhaitez convier et qui accepte le déroulement d’un rituel en présence du cercueil.

12 / Comment pouvons-nous préparer les différents temps de recueillement ?

Dès notre premier entretien, nous vous faisons des suggestions pour préparer les différents temps de recueillement au lieu de mise en bière comme au lieu de cérémonie. Nous vous remettons un document qui rassemble celles-ci afin de vous aider à vivre au mieux ces moments. Au lieu de mise en bière, ce peut être par exemple un ensemble de gestes très simples, comme déposer à l’intérieur du cercueil une lettre, des photos, de petits objets personnels. Lors d’un hommage au crématorium, nous faisons avec vous un canevas du déroulement de la cérémonie avec les noms des personnes qui prendront la parole et les titres des musiques que vous souhaitez entendre. Nous pouvons aménager le lieu avec des fleurs, des bougies, des photos, des objets que vous nous remettez. Au début de la cérémonie, une fleur peut être donnée à chacune des personnes conviées pour accompagner ensuite le geste d’adieu.

13 / Sommes-nous tenus de rester pendant le temps de la crémation ?

Non, vous n’êtes pas tenus de rester pendant le temps de la crémation. De même vous n’êtes pas obligés d’assister à l’introduction du cercueil dans l’appareil de crémation. Selon l’horaire retenu, la crémation peut être différée par rapport au temps de recueillement. L’urne vous est alors remise le lendemain de la cérémonie ou les jours suivants. Si vous nous le demandez, nous prenons en charge le transfert de l’urne jusqu’à notre agence et nous vous la remettons au moment de votre choix.

14 / Est-ce qu’une personne de la famille est tenue d’assister à l’introduction du cercueil dans l’appareil de crémation ?
Est-ce qu’on voit les flammes ?

Le fait d’assister à l’introduction du cercueil dans l’appareil de crémation est un droit, en aucune façon une obligation. Dans les salles du dernier hommage du crématorium du Père Lachaise, celles et ceux qui le souhaitent peuvent y assister à travers une paroi vitrée. En général, celle-ci n’est pas vue de face mais de profil et il est très rare d’apercevoir des flammes. L’expression « mise à la flamme » n’est d’ailleurs plus utilisée pour désigner ce moment. Habituellement, lors d’un recueillement dans la salle de la coupole, la famille n’assiste pas au début de la crémation. La dernière image est donc celle du départ du cercueil de la pièce.

15 / Quelles questions dois-je me poser quant à la destination des cendres ?

Si vous vous orientez vers une crémation, nous vous interrogeons sur la destination des cendres et vous informons sur vos droits et sur vos obligations. Vous devez d’abord être respectueux des vœux du défunt, qu’il les ait exprimés oralement ou par écrit. Vous devez ensuite vous interroger sur la nécessité pour vous et vos proches d’un lieu de recueillement. Il n’est pas anodin de savoir que l’urne repose en un endroit précis et d’y inscrire le nom du défunt avec ses années de naissance et de décès. En effet, ses descendants auront peut-être besoin de connaître le lieu où reposent ses cendres. Aussi n’est-il pas conseillé de garder l’urne à son domicile. A un moment donné, il est important que l’urne soit « à sa place », concrètement et symboliquement, et de dissocier l’espace des vivants de l’espace des morts. C’est pourquoi nous vous conseillons de prendre le temps de la réflexion pour vous prononcer sur la destination des cendres. Nous vous informons des différentes options qui se présentent à vous, du coût de chacune et de leur portée symbolique. Vous avez ainsi le choix entre : une dispersion au « jardin du souvenir », une dispersion en pleine nature, une dispersion en mer ; ou bien une inhumation dans une case de columbarium, un « cavurne », une case de mini-columbarium, un caveau de famille ; ou bien un dépôt de l’urne dans une propriété privée. Toutes ces opérations doivent être déclarées au préalable à la mairie de la commune où elles se dérouleront.

16 / Quelles sont les possibilités pour offrir une sépulture à une urne contenant les cendres ?

Dans l’enceinte du cimetière, vous avez la possibilité d’acquérir une case de columbarium, qui reçoit en général entre deux et trois urnes, selon leur volume. Une plaque gravée et personnalisée est placée devant la case. Vous pouvez aussi faire l’achat d’une concession d’un mètre carré et fonder une mini-sépulture en optant pour un « cavurne » ou un « caveautin » qui recevra en surface une pierre tombale ou un monument.

Certains cimetières parisiens proposent des cases dans des mini-columbariums : chaque case reçoit deux urnes et est identifiée par une plaque répondant à un cahier des charges.

Si vous avez une sépulture de famille, l’urne est placée dans le vide sanitaire et la gravure est réalisée sur le monument dans les semaines qui suivent l’inhumation.

En accord avec les volontés du défunt, vous avez le droit de déposer l’urne dans une propriété privée. Dans ce dernier cas, le lieu n’est pas forcément identifié. Toutes ces opérations doivent être déclarées auprès de la mairie de la commune où celles-ci se dérouleront.

17 / Est-ce que je peux transporter une urne en province ? à l’étranger ?

Si vous devez transporter une urne en province, il n’y a pas de précautions particulières à prendre. Nous vous remettons l’urne dans un carton conçu pour son transport, ainsi que le certificat de crémation qui vous sera réclamé en vue d’une inhumation dans une sépulture.

En revanche, si vous devez transporter l’urne à l’étranger, des démarches administratives spécifiques sont requises. Ainsi, nous devons obtenir de la Préfecture de Paris un « laisser-passer mortuaire pour transport d’urne » et rassembler tous les documents que le consulat du pays de destination exige. Une taxe consulaire peut être à régler. Dans tous les cas, l’urne est scellée par la police.