Funérailles écologiques : organiser des obsèques éco-responsables

Corbillard à vélo ou corbi-cycle

Funérailles écologiques : organiser des obsèques éco-responsables

C’est une tendance de fond : les familles endeuillées sont de plus en plus sensibles à l’impact environnemental des obsèques de leurs parents. Nous le constatons au quotidien dans les agences funéraires L’autre rive. Cercueils en carton, urnes biodégradables, inhumation en cimetière paysager ou dépôt de cendre en forêt cinéraire : des alternatives durables commencent à voir le jour France. Comment organiser des funérailles respectueuses de la planète et de vos convictions ? Éléonore, conseillère funéraire L’autre rive, vous éclaire.

Obsèques éco-responsables : « une vraie demande des familles »

Qu’il s’agisse d’une volonté du défunt ou des proches, réduire l’empreinte environnementale des funérailles est une demande de plus en plus fréquente. « L’aspect écologique mais aussi social sont très importants pour les familles » souligne Éléonore, conseillère funéraire L’autre rive. Les premières questions posées en agence concernent souvent la composition et la provenance des matériaux :

  • Le cercueil et/ou l’urne cinéraire sont-ils fabriqués en France ?
  • D’où provient le bois des cercueils ?
  • Quel type de vernis est utilisé ?

 

Les funérailles écologiques, réservées à une élite ?

L’idée reçue selon laquelle les obsèques vertes seraient réservées une frange « conscientisée » de la population reste tenace. Pourtant Éléonore le constate chaque jour chez L’autre rive : « la prise de conscience écologique se généralise dans la société, quel que soit le milieu social ou le budget ». Tout le monde se sent aujourd’hui concerné par les considérations éthiques de préservation de l’environnement. « J’ai reçu il y a peu une dame d’un âge avancé, bien loin du cliché bobo-militant-écolo. Elle souhaitait que ses obsèques soient les plus neutres en carbone possible, tout simplement car elle aime la nature. » Le souhait de funérailles vertueuses répond bien sûr à des convictions d’ordre idéologiques mais aussi spirituelles. L’hommage funéraire reflète surtout la manière dont le défunt appréhendait la vie. Et cela ne coûte pas forcément plus cher, au contraire.

Cercueils en carton et urnes biodégradables

Comment organiser des obsèques écologiques ? Du choix du cercueil à celui du lieu de repos, il y a 1001 façons de limiter l’impact environnemental de funérailles, dans le respect de la (drastique) réglementation française. A ce titre, les pompes funèbres L’autre rive s’engagent à favoriser les alternatives éco-responsables et le circuit court. Cela passe par exemple par :

  • vous donner la possibilité d’opter pour un cercueil en carton, une urne biodégradable en sel, en sable ou en lin
  • vous proposer un cercueil non vernis avec poignées en corde biodégradables
  • privilégier les essences de bois locales (chêne, pin, peuplier)
  • faire appel à des artisans d’art français (urnes, monuments funéraires, marbrerie)
  • orner le cercueil de fleurs naturelles, de saison et locales
  • limiter les trajets du cortège funéraire (véhicule électrique possible)

 

Cimetières zéro-phyto et forêts cinéraires

Particules fines rejetées dans l’air lors de la crémation, formol des soins de conservation (thanatopraxie) qui se répand dans les milieux, artificialisation des sols (caveaux funéraires) : nous continuons à polluer bien après notre disparition. « Heureusement des initiatives existent pour limiter l’impact des obsèques sur l’environnement » rassure la conseillère funéraire.

Ainsi la loi Labbé de 2017 interdit l’usage de produits phytosanitaires dans tous les espaces verts publics de France. Cela vaut évidemment pour les cimetières, dits alors cimetières zéro-phyto. Désherbage manuel des allées, plus de gazon et de plantes vivaces couvrantes : le recours à ces solutions naturelles présente 3 avantages :

  • faciliter l’entretien par les agents
  • rendre un aspect plus végétal aux lieux de recueillement
  • encourager la biodiversité (faune et flore)

 

« En 2018 et 2020, on a même pu observer des familles de renardeaux élire domicile au Père Lachaise et au cimetière écologique d’Ivry ! » ajoute Eléonore.

A ce sujet lire aussi : Cimetière écologique d’Ivry : des funérailles à faible impact environnemental

Autre exemple en Haute-Garonne, où se trouve la première forêt cinéraire de France. Propriété de la commune d’Arbas, elle accueille défunts et familles depuis la fin du 1er confinement, en mai 2020. Le principe : après la crémation, les cendres sont déposées dans une urne biodégradable et inhumées au pied d’un arbre, trait d’union symbolique entre terre et ciel. Une simple plaque nominative en bois tenue par une corde fait office de sépulture. Les proches viennent s’y recueillir dans un cadre apaisant et protecteur.
Malheureusement cette pratique funéraire (déjà largement répandue en Allemagne), peine à se développer en France. La loi assimile en effet l’inhumation d’urnes biodégradables à de la dispersion en pleine nature. Or la dispersion serait incompatible avec la mise à disposition de concessions perpétuelles en forêt cinéraire, telle qu’imaginée par la société Cim’Tree, à l’origine du projet d’Arbas.

Si vous optez pour l’inhumation, la sépulture paysagère reste envisageable. Ici la pierre tombale est remplacée par une stèle autour de laquelle un mini jardin est aménagé.

Rituels funéraires : les alternatives écologiques dans le monde

La France est connue pour sa réglementation funéraire draconienne. Et si nous nous inspirions de nos voisins européens pour rendre les obsèques plus respectueuses de la nature ? Tour d’horizon des innovations écologiques funéraires d’ici et d’ailleurs (malheureusement non encore homologuées en France) :

  • Cercueils en osier et en laine
    En Angleterre, cela fait longtemps que des artisans vanniers confectionnent d’élégants cercueils en osier recouverts de rotin. Les cercueils en laine (feutre) assurent quant à eux un dernier voyage dans un cocon de douceur.
  • Cercueil « vivant » en mycélium
    Conçu par le bio-designer néerlandais Bob Hendrikx, ce cercueil biodégradable à base de mycélium (partie filandreuse du champignon) accélère naturellement le retour à la terre tout en l’enrichissant en nutriments. Il reste illégal en France.
  • Humusation
    En débat en Belgique et aux États-Unis, l’humusation (interdite en France) est un processus contrôlé de transformation des corps en substances nutritives (l’humus). Le défunt repose à même la terre, recouvert de matières végétales riches en micro-organismes.

 

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