Questions générales

Sommaire

1 / Est-ce que vous acceptez d’établir un devis gratuitement ?

Bien sûr. Après vous avoir posé un certain nombre de questions pour préciser votre demande, nous établissons dans le plus bref délai un devis détaillé avec l’ensemble des différentes prestations requises pour la bonne organisation des obsèques. Ce devis est gratuit et ne vous engage en rien. Il vous permet d’avoir tous les éléments en main pour prendre votre décision. Nous pouvons établir un devis aussi bien pour des obsèques que pour un contrat-obsèques.

2 / De combien de temps je dispose pour organiser les obsèques ?

Le délai légal est de 7 jours à partir du jour du décès, dimanche et jours fériés non compris. Cependant, si les circonstances l’exigent, il est possible de demander une dérogation auprès des autorités (mairie ou préfecture de police) pour prolonger ce délai. Si le corps est dans un Institut Médico-Légal, le délai de 6 jours est appliqué à partir du jour où le « permis d’inhumer » a été signé par le Procureur.

3 / Est-il possible de garder le corps de la personne défunte au domicile ?

Si les circonstances du décès et la configuration du lieu le permettent, la famille peut garder le corps de la personne défunte au domicile, le temps d’organiser les obsèques. Pour cela, il faut cependant prendre quelques précautions. En général, nous préconisons des soins de conservation pour éviter tout désagrément dû au séjour du corps dans un milieu non réfrigéré.

Néanmoins, si les soins ne sont pas souhaités, nous pouvons alors avoir recours à la carboglace, tout en prévoyant la toilette et l’habillage.

Dans le cas d’une toilette rituelle, nous prenons contact avec le Consistoire israëlite ou la Mosquée de Paris pour que celle-ci soit réalisée conformément aux prescriptions du rituel.

La mise en bière a lieu le jour des obsèques, ou de manière anticipée, si la famille nous le demande. A l’intérieur du cercueil, le corps peut être enveloppé dans un linceul choisi par la famille : drap, tissu en lin, en coton…

A noter que si le décès survient en milieu hospitalier, il est possible d’organiser un transfert du corps jusqu’au domicile, en respectant le délai de 48 heures si des soins de conservation sont réalisés.

4 / Pouvez-vous organiser le transfert du corps vers une chambre funéraire?

Oui, nous pouvons très rapidement l’organiser, vers une chambre funéraire à proximité de votre domicile ou du lieu des obsèques. Vous êtes libre du choix de la chambre funéraire. A Paris, il existe deux : l’une est située à proximité du cimetière du Père Lachaise, l’autre jouxte le cimetière des Batignolles. A la périphérie de Paris, il existe aussi un grand nombre de chambres funéraires.

Le transfert doit avoir lieu dans les 48 heures qui suivent l’heure consignée sur le certificat de décès. Il faut impérativement que le décès ait été constaté par un médecin et que nous soit remis le certificat de décès. Le corps est placé dans une housse de protection et l’équipe qui se déplace prend en charge le corps dans un véhicule agréé.

Si le décès a lieu à domicile, le transfert du corps vers la chambre funéraire est à la charge financière de la famille et la personne mandataire signe une demande d’admission en chambre funéraire.

Si le décès a lieu dans un hôpital, une maison médicalisée ou une clinique privée ne disposant pas de chambre mortuaire, nous avons besoin de l’autorisation du chef de service et de celle du directeur de l’établissement en plus du certificat médical de décès et des demandes signées par la famille. Il est important de signaler rapidement à l’établissement votre souhait d’un transfert afin qu’ils puissent préparer sans délai les documents requis. Selon leur règlement, le transfert est soit à la charge de la famille, soit à la charge de l’établissement.

S’il existe un obstacle médico-légal, s’il s’agit d’une mort suspecte ou si le corps est retrouvé plusieurs jours après le décès, le corps est alors transféré sur ordre du commissariat local à l’Institut Médico-Légal. Une autopsie peut être demandée et les obsèques ne peuvent être organisées qu’à partir du jour où le « permis d’inhumer » est signé par le Procureur.

5 / Quelle est la différence entre une chambre mortuaire et une chambre funéraire ?

Une chambre mortuaire est située au sein d’un établissement hospitalier : c’est la dénomination qui est retenue le plus souvent pour la désigner et éviter le mot « morgue ». Dans la majorité des hôpitaux parisiens de l’assistance publique, l’équipe soignante de la chambre mortuaire prend en charge le corps : elle s’occupe de la toilette, de l’habillage et de la mise en bière. Ce service n’a pas de coût pour la famille et n’entre donc pas dans nos prestations.

Une chambre funéraire est un établissement privé avec mission de service public. A la différence d’une chambre mortuaire qui n’accueille que les personnes décédées au sein de l’établissement hospitalier, la chambre funéraire peut accueillir tout défunt, quel que soit son lieu de décès. Le séjour du corps du défunt dans celle-ci est généralement à la charge de la famille. Le lieu dispose de salons aménagés pour le recueillement avant le départ du cercueil et de tout l’équipement nécessaire pour la conservation des corps dans les règles d’hygiène requises. L’entreprise funéraire qui organise les obsèques peut être différente de celle qui gère la chambre funéraire.

6 / En quoi consistent les soins de conservation ?

Les soins de présentation et de conservation ont pour objet de permettre aux proches de garder une dernière image plus douce et plus fidèle de la personne défunte. Ils consistent d’abord en un soin interne, avec utilisation d’un produit aseptisant. Ce dernier permet la bonne conservation du corps durant plusieurs jours dans une température ambiante. Les soins comprennent aussi la toilette et l’habillage. Le maquillage peut être très léger pour préserver un aspect naturel.

La personne qui réalise les soins s’appelle un « thanatopracteur ».

Les soins de conservation sont fortement conseillés, si le corps doit rester au domicile.

Dans le cas d’un rapatriement à l’étranger, selon le pays de destination, ils sont souvent obligatoires. Ils sont particulièrement justifiés si la famille souhaite un cercueil avec une « fenêtre » pour que les proches puissent voir son visage à son arrivée.

7 / Est-ce que c’est à moi de déclarer le décès auprès de la mairie ?

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire vous-même cette démarche au service d’état civil de la mairie de la commune où a eu lieu le décès. Vous devez être muni du certificat médical de décès et de votre livret de famille dans lequel le décès sera consigné. Cependant, vous n’êtes pas tenu de faire cette démarche vous-même, car nous nous en chargeons dans le cadre de notre forfait qui intègre l’ensemble des démarches administratives nécessaires à l’organisation des obsèques. Nous devons de toute façon nous rendre en mairie pour obtenir l’autorisation de fermeture de cercueil et l’autorisation de crémation s’il y a lieu : pour cette dernière, nous avons besoin de votre pièce d’identité et d’un justificatif de domicile récent.

Avec la déclaration de décès que nous remplissons ensemble, nous demandons une vingtaine d’actes de décès. Ils vous seront nécessaires pour toutes les démarches après-obsèques. Nous vous donnons un guide pour réaliser celles-ci et l’accès gratuit à une assistance  juridique pendant six mois et une pochette contenant les courriers à adresser aux différents organismes auxquels la personne défunte était liée.

Quand le décès a lieu dans un hôpital parisien de l’assistance publique, le certificat de décès est directement transmis au service d’état civil de la mairie de l’arrondissement dans lequel il est situé.

8 / Est-ce que vous faites les faire-part ? Quel est le délai pour les obtenir ?

Oui, nous disposons dans nos locaux du matériel pour imprimer les faire-part immédiatement. Nous vous conseillons pour la rédaction du texte et validons la mise en page avant de lancer l’impression. Si des informations manquent pour une impression immédiate (horaires, orthographe d’un nom), nous vous remettons alors les enveloppes pour vous permettre d’inscrire déjà les adresses.

9 / Est-ce que vous vous occupez des avis dans la presse ?

Oui. Si vous souhaitez des avis dans la presse nationale ou régionale, nous pouvons en effet nous occuper de la parution dans le carnet du jour du journal de votre choix. Nous vous le facturons au coût réel. Si vous êtes abonné au journal dans lequel paraît l’avis de décès, nous le leur signalons pour que vous puissiez bénéficier d’un tarif spécial. Chaque journal a une mise en page spécifique qui détermine le nombre de lignes à partir duquel le prix est calculé.

10 / En quoi vos prestations se distinguent-elles de celles de vos voisins ?

D’abord le lieu dans lequel nous vous accueillons : il ne ressemble pas à une agence de pompes funèbres, mais davantage à une « maison » habitée et chaleureuse.

Lors de notre premier entretien, nous prenons le temps de vous écouter et nous faisons en sorte d’instaurer un climat de confiance. Nous ne sommes pas avares d’explications et vous donnons tous les éléments pour que vous puissiez prendre vos décisions sereinement. Nous n’éludons pas les questions matérielles. Nous ne faisons pas de surenchère commerciale.

Nous privilégions toujours la qualité de la relation humaine et vous aidons à personnaliser l’hommage proprement dit. Dans la mesure du possible, la personne qui vous reçoit à l’Autre Rive vous accompagne jusqu’au jour des obsèques : elle est présente à la chambre mortuaire, coordonne les intervenants lors du convoi, donne la tonalité lors d’une cérémonie civile, aménage un temps de recueillement au cimetière ou au crématorium. Nous sommes attentifs à tous les détails et répondons du bon déroulement des obsèques, en nous efforçant d’être discrets et efficaces.

Ce moment vous appartient et notre souci est que vous vous sentiez soutenu afin de rendre un hommage qui soit en accord avec le lien qui vous unit à la personne défunte.

11 / Quel est le cercueil le plus simple que vous pouvez me proposer ?

Le mot « simplicité » est peut-être celui qui revient le plus souvent dans les demandes que nous pouvons entendre lors de l’organisation des obsèques et il est vrai qu’il s’applique d’abord au choix du cercueil. C’est pourquoi nous proposons par exemple le modèle parisien en chêne massif, sans apprêt, avec un aspect brut ou une finition teintée cirée, avec des poignées en corde marine et un habillage à l’intérieur en coton écru. Il peut correspondre à un vœu de dépouillement et nous le proposons aussi bien en vue d’une inhumation que pour une crémation.

Nous proposons aussi des modèles très simples en peuplier, en pin ou en aggloméré replaqué chêne dans la gamme la moins chère.

12 / Est-ce que le maître de cérémonie est obligatoire ?

Le terme « maître de cérémonie » n’est pas idéal, il peut paraître à certains pompeux, mais sa présence durant les obsèques n’est pas un luxe. A l’Autre Rive nous envisageons ce rôle comme celui d’un accompagnant. Il coordonne les intervenants lors du convoi et transmet les documents administratifs requis. Il crée surtout un lien de confiance avec la famille en étant attentif à la tonalité souhaitée pour la cérémonie, qu’elle soit civile ou religieuse. Il donne enfin un sentiment de continuité, en privilégiant toujours la dimension humaine.

Dans la mesure du possible, la personne qui vous reçoit à l’Autre Rive pour l’organisation des obsèques et les démarches administratives est maître de cérémonie. Elle a ainsi eu le temps de préparer la cérémonie avec vous et elle est ensuite vigilante quant aux détails qui vous importent.

13 / Est-ce que les porteurs sont obligatoires ?

Si le départ a lieu d’un domicile, d’une maison de retraite ou d’une chambre funéraire privée, les porteurs procèdent en général à la mise en bière juste avant la demi-heure de recueillement. Puis, ils procèdent à l’heure dite à la fermeture du cercueil et à la levée du corps.

Lors d’une cérémonie religieuse, ils sont également présents et portent le cercueil à l’épaule à l’entrée dans l’église et à l’issue de la cérémonie.

Au cimetière, ils procèdent à l’inhumation après avoir présenté le cercueil sur tréteaux à proximité de la sépulture pour un dernier temps de recueillement.

Dans toutes ces situations, les porteurs sont donc indispensables. Cependant, si vous souhaitez porter le cercueil à une des étapes des obsèques, nous nous organisons pour rendre ce geste possible.

Les porteurs ne sont pas forcément nécessaires si le départ a lieu d’un hôpital parisien ou d’une chambre funéraire et s’il s’agit ensuite de se rendre au crématorium. En effet, selon la configuration de la chambre mortuaire, les amis et les proches peuvent porter le cercueil du salon de départ jusqu’au corbillard. Le maître de cérémonie et le chauffeur peuvent aussi assurer sa translation sur chariot.

14 / Est-ce que le cercueil est obligatoire ?

Oui, en France, le cercueil est obligatoire, qu’il s’agisse d’une crémation ou d’une inhumation. Il doit être équipé d’une garniture étanche et de quatre poignées. Ensuite, la famille est libre de choisir l’habillage intérieur, les cache-vis, la plaque pour identifier le cercueil, la présence ou non d’un emblème religieux.

En vue d’une crémation, le cercueil est généralement en bois tendre et muni d’accessoires dits « sublimables », c’est-à-dire qui se consument pendant la crémation.

En vue d’une inhumation, les familles s’orientent le plus souvent vers un cercueil en chêne, mais les autres essences de bois sont permises.

15 / Est-ce que ça revient moins cher de se faire incinérer ?

Oui, en général, si la famille s’oriente vers une crémation, le coût des obsèques est moindre. Le cercueil est généralement moins onéreux que pour une inhumation et surtout il n’y a pas de frais liés aux travaux de cimetière. Cependant, si l’urne doit être inhumée dans un caveau de famille, le coût peut être très similaire, car les frais de marbrerie s’ajoutent alors aux frais du crématorium.

16 / Proposez-vous des compositions florales qui ne soient pas trop funéraires ?

Oui. Nous faisons en sorte de respecter vos goûts et nous nous efforçons de proposer autre chose que les couronnes mortuaires traditionnelles. Nous travaillons avec plusieurs équipes de fleuristes qui savent s’adapter aux demandes spécifiques, que ce soit dans la forme, le choix des fleurs et la façon de travailler celles-ci. Par exemple, il nous est souvent demandé des compositions champêtres, avec les fleurs qu’appréciait la personne défunte : marguerite, hortensia, lilas, fleurs des champs…

17 / Est-il possible d’envisager un hommage civil ailleurs qu’au cimetière ?

Oui. Selon le lieu du décès et le lieu d’inhumation, nous pouvons rechercher un lieu à proximité d’un des deux, qui soit en accord avec la personnalité et le parcours de la personne défunte et qui accepte la présence du cercueil durant la cérémonie.

Par exemple, nous avons déjà organisé des hommages dans une salle de cinéma, dans un théâtre ou dans une salle de conférences : lieux qui permettaient l’accès facile du cercueil, offraient le nombre de places recherché et une sonorisation adéquate.

Ainsi, au fil du temps, nous essayons de constituer un réseau de lieux possibles pour des hommages personnalisés.

18 / Est-ce que vous pouvez organiser un transport de corps en province ?

Bien sûr, nous sommes habilités pour organiser des transports en province. Dans ce cas, nous prenons contact avec une agence de pompes funèbres locales (éventuellement recommandée par la famille), pour qu’elle puisse accueillir le défunt à son arrivée, s’occuper des formalités et prendre le relais. Nous lui communiquons tous les documents administratifs requis et lui transmettons les vœux de la famille. Nous proposons toutes les prestations nécessaires au départ et au transport proprement dit. La famille peut prendre place dans le corbillard et accompagner ainsi la personne défunte.

19 / Est-ce que vous pouvez organiser un transport de corps à l’étranger ?

Oui, nous sommes habilités à organiser des transports de corps à l’étranger. Selon le pays de destination, le transport se fait soit par route, soit par avion. Le plus souvent, il s’agit d’un rapatriement par avion et nous travaillons avec un organisme spécialisé dans ce type de transport. Nous faisons toutes les démarches administratives et nous déplaçons en général au consulat pour obtenir les autorisations requises. Nous réglons les taxes consulaires éventuelles.

Selon le pays de destination, les soins de conservation du corps sont obligatoires.

A l’intérieur du cercueil, une enveloppe hermétique en zinc est obligatoire. Celle-ci est équipée en général d’une fenêtre pour permettre aux personnes de voir le visage du défunt à l’arrivée au pays. Le délai pour le rapatriement aérien à l’étranger est de quelques jours, le temps de faire toutes les démarches administratives (mairie, préfecture, consulat, commissariat) et de réserver le vol.

20 / Si le décès survient sur la voie publique, qu’est-ce qui se passe ?

Si le décès survient sur la voie publique à Paris ou dans la région parisienne, le corps est transféré, sur ordre du commissariat local, à l’Institut Médico-Légal.

L’Institut Médico-Légal est un établissement judiciaire qui reçoit les corps des personnes décédées dans les situations suivantes :

  • si le décès survient sur la voie publique, qu’il soit accidentel ou pas ;
  • si le décès est d’origine suspecte ;
  • si le corps n’est pas identifié ;
  • par mesure d’hygiène publique.

Les obsèques ne peuvent être organisées qu’à partir du moment où le Procureur de la République a délivré le « permis d’inhumer » (avec la mention « ne s’oppose pas à l’incinération » s’il s’agit d’une crémation). C’est à nous, en tant qu’entreprise de pompes funèbres, de prendre contact avec l’IML pour leur faire part des vœux de la famille, régler les taxes et organiser le jour et l’heure du départ.

21 / Si le décès a lieu au domicile, qu’est-ce que je dois faire en priorité ?

Si le décès de votre parent ou ami survient au domicile, il s’agit en priorité de faire constater le décès par un médecin : son médecin traitant ou en appelant « SOS Médecin ». Ce dernier signera un certificat de décès qui comprend plusieurs volets. C’est un document indispensable pour pouvoir faire les démarches administratives.

Vous devez ensuite prendre contact avec une entreprise de pompes funèbres et décider du transfert du corps vers une chambre funéraire ou du maintien du corps au domicile en prenant les mesures que cela nécessite. Dans ce dernier cas, nous conseillons fortement des soins de conservation du corps.

Vous devez également éteindre le chauffage et fermer portes et fenêtres de la pièce où repose le corps. Dès le contact téléphonique, nous pouvons organiser le transfert vers une chambre funéraire ou les soins de conservation au domicile. Dans la mesure du possible, nous nous rendons au domicile pour remplir avec vous les documents administratifs nécessaires.

22 / Si le décès a lieu dans une maison de retraite, quels sont mes droits ?

Si le décès survient dans une maison de retraite, il est important de connaître le règlement intérieur de celle-ci pour connaître précisément vos droits et vos obligations. En effet, si le règlement intérieur ne l’interdit pas, vous avez la possibilité de maintenir le corps du défunt dans sa chambre, si tel était son vœu. Dans certains cas, la maison de retraite organise elle-même le transfert vers une chambre funéraire. Généralement, elle prend alors en charge le transfert et le coût des trois premiers jours dans la chambre funéraire. Sinon, le coût du transfert et celui du séjour en chambre funéraire sont à votre charge et apparaissent dans le devis que nous établissons en vue des obsèques.

23 / Si le décès a lieu à l’hôpital, comment ça se passe ?

Si le décès a lieu à l’hôpital de l’assistance publique, le corps du défunt est pris en charge par l’équipe soignante de la chambre mortuaire de l’hôpital. Dans la majorité des hôpitaux parisiens, cette prise en charge est gratuite. En province, le séjour est payant au delà de quelques jours.

Le personnel de l’hôpital se charge de la toilette et de l’habillage, avec les vêtements apportés par les proches du défunt. Le personnel de l’hôpital se charge également de la mise en bière, le jour même des obsèques. Une demi-heure de recueillement précède la fermeture du cercueil.

Un aumônier de l’hôpital peut se déplacer durant celle-ci si vous souhaitez une bénédiction.

Le certificat de décès est transmis directement par le service administratif de l’hôpital à l’état civil de la mairie de l’arrondissement dont il dépend.

24 / Qu’est-ce que vous appelez la « mise en bière » ?

« Mettre en bière » signifie placer le corps du défunt à l’intérieur du cercueil.

Autrefois, le mot « bière » désignait la civière sur laquelle le corps du défunt était transporté jusqu’au lieu de sépulture : elle était le plus souvent inhumée avec le corps. Puis, le mot « bière » a désigné le cercueil en bois, son usage se généralisant durant le Moyen Age.

A l’hôpital, c’est l’équipe soignante qui procède à celle-ci avant la demi-heure de recueillement. Dans les autres cas, c’est notre équipe de porteurs.

L’heure de la mise en bière que nous vous communiquons correspond en fait pour vous au début du recueillement autour du cercueil dans lequel le défunt a été préalablement placé.

25 / Qu’est-ce que vous appelez la « levée du corps » ?

La levée du corps correspond au moment précis de la fermeture du cercueil et au portage de ce dernier jusqu’au corbillard. Premier moment de séparation, il nous semble important que les proches et les intimes soient présents à celle-ci. Nous faisons en sorte que le temps de recueillement qui précède soit aménagé et vous appartienne. Nous sommes en retrait, tout en nous tenant à votre disposition pour vous accompagner : dans le geste par exemple de déposer un objet ou une lettre à l’intérieur du cercueil avant sa fermeture.

Le maître de cérémonie est donc là pour marquer et nommer ces différents temps.

A l’hôpital, si cela répond à votre demande, un célébrant peut être convié pour un temps de prière et une bénédiction durant le quart d’heure qui précède la fermeture du cercueil.

Avec votre accord, à la fin de la demi-heure de recueillement, et à l’heure précise que nous vous avons communiquée, les porteurs procèdent à la fermeture du cercueil. Après l’annonce de la levée du corps par le maître de cérémonie, ils portent ce dernier à l’épaule jusqu’au corbillard.

Dans le cas d’une crémation, un officier de police est convoqué pour la pose de scellés. La fermeture du cercueil ne peut avoir lieu qu’en sa présence.

26 / Est-ce que les proches et les amis peuvent porter le cercueil ?

Lors d’un départ d’une chambre mortuaire, si la configuration du lieu le permet, nous pouvons proposer aux personnes de la famille et aux amis qui le souhaitent de porter le cercueil jusqu’au corbillard. Ce peut être un beau geste. Cela permet aussi de faire l’économie des porteurs, surtout quand nous nous dirigeons ensuite vers un crématorium où ces derniers ne sont pas nécessaires. Le chauffeur et le maître de cérémonie peuvent s’associer aux proches et les aider au moment d’introduire le cercueil à l’intérieur du véhicule. La participation des proches au portage du cercueil est également possible dans le lieu du culte et, dans certains cas, au cimetière.

27 / Si la personne défunte avait souscrit un « contrat-obsèques », comment ça se passe ?

Au moment du décès, l’entreprise de pompes funèbres désignée comme bénéficiaire du contrat-obsèques est prévenue par l’organisme auprès duquel le contrat a été enregistré ou par la première personne qui trouve les coordonnées inscrites sur une carte présente dans les papiers personnels du défunt. C’est elle qui entreprend alors toutes les démarches administratives afin d’organiser les obsèques conformément aux volontés du défunt consignées dans le contrat. Le conseiller funéraire prend contact avec les proches pour expliquer le contenu du contrat et décider du jour des obsèques. Si la famille choisit des prestations complémentaires qui n’étaient pas prévues dans le devis signé au moment du contrat, celles-ci sont à sa charge.

Une fois les obsèques réalisées, l’entreprise de pompes funèbres envoie la facture avec un acte de décès à l’assureur qui lui règle directement celle-ci dans les semaines qui suivent. La famille n’a en principe rien à payer. Les actes de décès lui sont remis par le maître de cérémonie le jour des obsèques ou par le conseiller funéraire les jours qui précèdent.

28 / Pouvez-vous m’aider pour les démarches administratives après les obsèques ?

Nous vous proposons une assistance pour vous aider dans les démarches après obsèques.

Un service spécifique composé de conseillers juridiques recueille auprès de vous l’ensemble des informations par téléphone. Le conseiller juridique en charge de votre dossier recherche vos obligationss mais également vos droits. Il rédige l’ensemble des courriers, libellés aux différents caisses et organismes, et vous les adresse dans un délais de deux jours. Il vous est précisé quelles pièces doivent être ajoutées à ces envois (toujours un acte de décès, original, ou bien copie), et si le courrier doit être en lettre simple ou en recommandé, …

Vous bénéficiez également d’une assistance juridique, votre conseiller répond par téléphone à toutes vos questions durant les six mois qui suivent le décès de votre proche.

Il est conseillé de faire ces démarches, même si vous faites appel à un notaire pour la succession.

29 / Comment ça se passe pour le règlement ?

Nous abordons la question du règlement avec simplicité, en vous expliquant les différentes options et en tenant aussi compte de vos contraintes. Il est possible de faire un prélèvement sur un compte bancaire ou un livret d’épargne au nom propre du défunt : le montant prélevé ne doit pas excéder cinq mille euros (5000 €). Nous vous faisons signer la demande de prélèvement avec le montant exact et vous devez nous remettre un RIB ainsi que l’adresse précise de la banque. Après les obsèques, nous lui adressons la demande avec la facture et l’acte de décès. Dès l’enregistrement du virement de la banque, quelques semaines plus tard, nous vous envoyons la facture acquittée.

Si la personne défunte avait une mutuelle, nous pouvons interroger celle-ci pour savoir s’il y a une prise en charge éventuelle de leur part.

Nous prenons le tiers payant ou organisons un équivalent du tiers payant.

Si vous avez des difficultés financières, nous pouvons aussi l’entendre et étaler le paiement.

A la signature du devis, nous vous demandons généralement un acompte ou un chèque de caution.

Vous avez enfin la possibilité de faire appel à un notaire pour le règlement des obsèques, si ce dernier s’engage à faire effectuer le règlement dans les deux mois : dans ce cas, nous vous demandons un chèque de caution.

30 / Comment ça se passe pour la succession ?